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RDC – « Aujourd’hui, notre forêt s’appelle un parc »

IIED | 2026 | ,
RDC – « Aujourd’hui, notre forêt s’appelle un parc »

Le reportage analyse les conséquences socio-environnementales de la création et de l’extension du parc national de Kahuzi-Biega en République Démocratique du Congo sur les communautés autochtones Batwa. Historiquement dépendants de la forêt pour leurs moyens de subsistance, leur organisation sociale et leur identité culturelle, les Batwa ont été déplacés sans compensation adéquate ni reconnaissance de leurs droits fonciers. Cette exclusion territoriale a entraîné une paupérisation structurelle, caractérisée par l’insécurité alimentaire, la marginalisation économique et des discriminations persistantes de la part des populations voisines.

L’étude met un accent particulier sur les impacts différenciés selon le genre. Les femmes Batwa, déjà affectées par la perte des ressources forestières, subissent une double marginalisation liée à leur appartenance autochtone et à l’imposition de normes patriarcales externes, réduisant leur pouvoir décisionnel et leur accès aux ressources. Les pressions environnementales, notamment le changement climatique et l’instabilité sécuritaire régionale, aggravent ces vulnérabilités.

L’étude souligne également les stratégies d’adaptation mises en œuvre, telles que le travail journalier, l’agriculture contractuelle et la collecte informelle de ressources, souvent criminalisée. Enfin, elle met en évidence le rôle d’organisations locales, notamment l’Union pour l’émancipation des femmes autochtones, dans la défense des droits fonciers collectifs et la reconnaissance juridique des Batwa, soutenue par des avancées récentes au niveau des mécanismes africains des droits humains.