
Note de positionnement AFD – Cirad – Groupe de travail sur le pastoralisme
Dans le cadre de l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux (IYRP 2026), une note de positionnement rédigée par l’Agence française de développement (AFD), le Cirad et le Groupe de travail sur le pastoralisme (GTPasto) propose une analyse du rôle stratégique des systèmes pastoraux ainsi que des conditions nécessaires à leur soutien dans les pays du Sud. Le GTPasto rassemble plusieurs organisations, parmi lesquelles Acting for Life (AFL), Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF), le Gret, l’Iram, le Cirad et Inter-réseaux. Ce groupe d’acteurs s’attache à mieux documenter les réalités du pastoralisme et à nourrir la réflexion des politiques publiques. Dans le contexte de l’IYRP, la note met en avant l’importance économique, sociale et environnementale de ces systèmes d’élevage.
À l’échelle mondiale, le pastoralisme constitue un moyen de subsistance pour plus de 500 millions de personnes réparties dans plus d’une centaine de pays. Ces systèmes reposent sur la mobilité des troupeaux et sur l’utilisation de ressources fourragères naturelles, souvent variables selon les saisons. Ils permettent ainsi de valoriser des espaces généralement peu propices à l’agriculture. En Afrique de l’Ouest et au Sahel, l’élevage pastoral et agropastoral représente un élément central des économies rurales et contribue de manière importante aux systèmes alimentaires. La mobilité saisonnière des troupeaux joue un rôle clé en facilitant l’accès aux ressources dans des milieux caractérisés par une forte variabilité écologique.
La note souligne également la contribution du pastoralisme à la gestion durable des écosystèmes et à l’adaptation face au changement climatique. Toutefois, ces systèmes font face à de multiples pressions : expansion des terres agricoles, urbanisation croissante, activités minières, dérèglements climatiques ou encore insécurité dans certaines régions. L’ensemble de ces facteurs limite progressivement l’accès aux pâturages et aux couloirs de transhumance, ce qui fragilise la mobilité des troupeaux, pourtant essentielle au fonctionnement des systèmes pastoraux.
Dans ce contexte, les auteur·rices appellent à une reconnaissance accrue du pastoralisme dans les politiques publiques. Ils mettent notamment en avant la nécessité de sécuriser l’accès aux ressources pastorales et aux routes de mobilité, de renforcer les complémentarités entre agriculture et élevage, et d’intégrer davantage les systèmes pastoraux dans les politiques liées au climat, à l’aménagement des territoires et au développement rural.
Ces constats s’inscrivent pleinement dans les objectifs de l’IYRP 2026, dont l’ambition est de mieux faire connaître les contributions des pasteurs et des parcours aux systèmes alimentaires mondiaux ainsi qu’à l’équilibre des écosystèmes.
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