
Policy brief prepared by the IYRP Global Alliance Working Group on Pastoralism & Carbon Markets
Offsetting is the wrong way to think about climate action altogether—pastoralism exposes why.
Over the past decade, rangelands have become an important frontier of carbon markets. As voluntary carbon markets are expanding rapidly into pastoral territories, expectations about future carbon revenues are already shaping land-use policy, fiscal planning, national climate strategies, and development narratives.
In this brief, pastoralism refers to livestock-herding systems shaped by building upon the ecological functions of wild herbivores within rangeland environments. Such systems thrived through mobility, flexibility, and collective governance, specialising in making productive use of rangeland variability while managing its risks—alone or in combination with other livelihood strategies. Despite their diversity, rangeland–pastoralism systems are analytically grouped together—and distinguished from other grazing systems—because they are structurally organised around ecological integration.
Most pastoral systems today bear the marks of decades of interventions aimed at replacing or controlling them, restricting mobility, and subordinating social and ecological relations to market requirements by commodifying key resources such as land, water, and labour. Nevertheless, inasmuch as these systems are allowed to operate by their internal logic, their agroecological value is well recognised—lying in sustaining rangelands as dynamic ecosystems while providing food, biodiversity, and livelihoods.
Yet climate finance in pastoral regions is rarely grounded in this value. Carbon schemes typically operate through the principle of offsetting—the idea that new emissions from burning fossil fuels can be cancelled out by carbon sequestration or even avoided emissions elsewhere. Where these schemes involve pastoralists, it is often as implementers of externally designed models that override their knowledge, reshape land-use priorities, and impose new forms of control over land and livelihoods.
Treating fossil fuel emissions as offsettable requires abstracting them from their Earth-system context. This abstraction reframes climate change as a problem of accounting rather than of fossil fuel extraction and combustion. Carbon markets based on offsetting blur distinctions in causal responsibility for climate change and relocate mitigation responsibility onto land, ecosystems, and communities.
This brief argues that compensatory offsetting cannot deliver credible climate action. It does not dispute that land-based mitigation or carbon removals can contribute to limiting warming. It disputes the compensatory logic that treats such mitigation as exchangeable with continued fossil fuel extraction and combustion. Instead, this brief calls for climate finance approaches that support pastoral systems directly, without tying that support to fossil fuel offsetting.
Au-delà de la compensation carbone : note d’orientation de l’Alliance mondiale IYRP sur le pastoralisme et les marchés du carbone
La compensation carbone est une approche erronée de l’action climatique dans son ensemble — le pastoralisme en explique les raisons.
Au cours de la dernière décennie, les pâturages sont devenus une frontière importante des marchés du carbone. Alors que les marchés volontaires du carbone s’étendent rapidement aux territoires pastoraux, les attentes concernant les futures recettes liées au carbone influencent déjà les politiques d’aménagement du territoire, la planification budgétaire, les stratégies climatiques nationales et les discours sur le développement.
Dans cette note, le pastoralisme désigne les systèmes d’élevage fondés sur les fonctions écologiques des herbivores sauvages dans les environnements de pâturages. Ces systèmes ont prospéré grâce à la mobilité, à la flexibilité et à la gouvernance collective, en se spécialisant dans l’utilisation productive de la variabilité des pâturages tout en gérant ses risques – seuls ou en combinaison avec d’autres stratégies de subsistance. Malgré leur diversité, les systèmes de pâturages et de pastoralisme sont regroupés sur le plan analytique – et distingués des autres systèmes de pâturage – car ils sont structurés autour de l’intégration écologique. La plupart des systèmes pastoraux portent aujourd’hui les traces de décennies d’interventions visant à les remplacer ou à les contrôler, à restreindre la mobilité et à subordonner les relations sociales et écologiques aux exigences du marché en transformant en marchandises des ressources essentielles telles que la terre, l’eau et la main-d’oeuvre.
Néanmoins, dans la mesure où ces systèmes sont autorisés à fonctionner selon leur logique interne, leur valeur agroécologique est largement reconnue : elle réside dans la préservation des pâturages en tant qu’écosystèmes dynamiques, tout en fournissant de la nourriture, de la biodiversité et des moyens de subsistance. Pourtant, le financement climatique dans les régions pastorales s’appuie rarement sur cette valeur. Les mécanismes de carbone fonctionnent généralement selon le principe de la compensation — l’idée que les nouvelles émissions issues de la combustion de combustibles fossiles peuvent être annulées par la séquestration du carbone ou même par des émissions évitées ailleurs. Lorsque ces mécanismes impliquent des éleveurs, c’est souvent en tant qu’exécuteurs de modèles conçus de l’extérieur qui ignorent leurs connaissances, redéfinissent les priorités d’utilisation des terres et imposent de nouvelles formes de contrôle sur les terres et les moyens de subsistance.
Considérer les émissions de combustibles fossiles comme compensables nécessite de les abstraire de leur contexte au sein du système terrestre. Cette abstraction recadre le changement climatique comme un problème de comptabilité plutôt que d’extraction et de combustion de combustibles fossiles. Les marchés du carbone basés sur la compensation brouillent les distinctions en matière de responsabilité causale du changement climatique et reportent la responsabilité de l’atténuation sur les terres, les écosystèmes et les communautés.
Cette note soutient que la compensation ne peut pas déboucher sur une action climatique crédible. Elle ne conteste pas que l’atténuation par les terres ou les absorptions de carbone puissent contribuer à limiter le réchauffement. Elle conteste la logique de compensation qui traite cette atténuation comme interchangeable avec la poursuite de l’extraction et de la combustion de combustibles fossiles. Au contraire, cette note préconise des approches de financement climatique qui soutiennent directement les systèmes pastoraux, sans lier ce soutien à la compensation des émissions de combustibles fossiles.
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