Au Kenya, des milliers de veuves risquent de tout perdre après la mort de leur mari. Malgré une constitution qui garantit à tous les citoyens le droit de posséder des terres, les traditions locales et le manque d’accès à la justice les privent souvent de leurs droits.
Rebecca Anyango vit dans cette maison depuis 26 ans. Aujourd’hui, à 70 ans, elle craint d’en être chassée. Depuis la mort de son mari, la famille de ce dernier la menace d’expulsion, affirmant qu’elle n’a aucun droit à l’héritage. Sans représentation légale, elle se bat seule contre un procès intenté par sa belle-famille : c’est ici que j’ai enterré mon mari, il est mort il y a 16 ans. Sa tombe est ici. Où voulez-vous que j’emmène cette tombe ? Où voulez-vous que j’emmène mes petits-enfants ?.
Comme Rebecca, des milliers de veuves en Kenya occidental, issues des groupes ethniques Luo, Luhya et Kisii, subissent des pratiques culturelles illégales. Parmi elles, le “nettoyage sexuel” ou le “mariage hérité”, où une veuve est forcée d’épouser un frère de son défunt mari. Ceux qui refusent, comme Rebecca, sont souvent isolés et spoliés de leurs terres.
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