Document de travail

Tableau de bord de l’OIM sur la crise du Liptako Gourma et Sahel central (Février 2026)

OIM | 2026
Tableau de bord de l’OIM sur la crise du Liptako Gourma et Sahel central (Février 2026)

La région du Sahel central, et plus particulièrement la zone du Liptako Gourma, qui enjambe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, est témoin d’une crise complexe qui comprend comme enjeux une compétition grandissante pou²r le contrôle des ressources; des bouleversements climatiques; une croissance démographique galopante; des niveaux élevés de pauvreté; l’absence d’opportunités économiques; des tensions communautaires; l’absence de présence étatique et le manque de services sociaux de base; ainsi que des violences provoquées par des réseaux de crime organisé et des groupes armés non-étatiques. La crise a engendré des déplacements importants de populations dans les pays concernés et affecte, par ailleurs, des pays voisins tels que la Mauritanie ou les pays côtiers.

En février 2026, 3 480 639 personnes sont déplacées du fait de la crise dans la région du Sahel central et du Liptako Gourma, dont 2 748 499 personnes déplacés internes (PDI) (79% de la population déplacée) et 732 140 réfugiés (21% de la population déplacée). Soixante-seize pour cent des PDI se trouvaient au Burkina Faso (2 062 534 PDI), tandis que 15 pour cent résidaient au Mali (414 524 PDI), 8 pour cent au Niger (218 213 PDI) et 1 pour cent au Bénin (39 899 PDI). Par rapport à février 2025, les chiffres montrent une augmentation des PDI au Mali (+10%) et au Niger (+8%) et aucun changement au Burkina Faso. Le débordement de la crise vers les pays côtiers, à savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et le Bénin, montre un nombre croissant de réfugiés en provenance du Sahel central et de populations déplacées à l’intérieur du pays. En février 2026, 53 228 personnes étaient déplacées dans ces quatre pays (39 899 au Bénin, 3 158 au Ghana et 10 171 au Togo). Par rapport à février 2025, les chiffres montrent une augmentation des PDI au Bénin (+219%) mais aucun changement au Ghana et au Togo.